Guérir les traumatismes pour de bon

 

 

Existe-t-il  une seule personne sur terre qui n’ait jamais été touché par ce qu’on appelle « une blessure émotionnelle » ?


Qu’on ne s’en rende pas compte ou qu’on refuse de l’admettre, la réponse est non.


Il y a également quelques personnes qui pourraient l’admettre mais considèrent que ça ne les affectent pas tant que ça.

Pourtant, si je décide d’écrire cet article c’est parce qu’il peut potentiellement intéresser plus de 7 milliards d’êtres humains.

 

 

Une blessure émotionnelle est la mémoire d’un événement qui est survenu par le passé.


Cet événement crée un choc plus ou moins gros, parfois c’est un traumatisme, parfois l’esprit peut simplement le ressentir comme une légère gêne.


L’ampleur du choc sera proportionnelle à la profondeur de la blessure.
La légère gêne influencera un petit trait de caractère dans la personnalité et un traumatisme peut aller jusqu’à influencer votre métier, votre couple, votre physique, vos passions, bref, votre identité profonde.

 

Selon une chercheuse, parmi les blessures existantes, il y en a 5 qui façonnent considérablement votre identité.

Ce n’est pas le sujet ici mais c’est pour que vous puissiez vous définir un minimum pour adapter ce que vous allez lire dans cet article car je vais en utiliser qu’un seul comme exemple.


On parle bien de 5 caractéristiques principales qui façonnent l’identité, il y a bien évidemment des traumatismes tels que le viol, le deuil ou les phobies, qui sont à adapter selon votre situation.

Ces 5 caractéristiques les voici :

-Le rejet
-L’abandon
-L’humiliation
-L’injustice
-La trahison

 

Tout le monde peut être relativement concerné par ces manifestations, cependant il y en a toujours une qui prime sur les autres, une qui est la principale cause de vos problèmes sentimentaux.

 

 

1. Comment est-ce que ce mécanisme fonctionne ?

 

Prenons l’exemple de la trahison, vous aviez accordé votre confiance à une personne, en amour ou en amitié, cette personne vous a poignardé dans le dos et ceci vous a atteint.


Si vous êtes atteint c’est que l’événement n’a pas été compris. « Pourquoi la personne a-t-elle fait ça ? On était très proche, je ne l’aurais jamais cru, est-ce pour de l’argent ?

La personne se sent mieux sans moi, a-t-elle des problèmes que j‘ignore, est-ce simplement une saloperie ? »



Donc lorsque l’événement n’est pas compris, il n’est pas accepté, il n’est pas digéré.


L’événement devient une information pour le cerveau.


Le cerveau, lorsqu’il ne parvient pas à traiter une information, il l’a met de coté, il l’a stock dans un coin de la tête pour à l’avenir, retester automatiquement cette information.


C’est ce qu’il s’est passé pour ce choc que vous avez vécu, vous l’avez enfouie, renié, pour qu’il ne soit plus sous le regard de votre conscience, pour que vous n’ayez pas à y être confronté.

 

Le même phénomène s’interprète de deux manières différentes.


La perception de la trahison vous l’aurez très souvent dans votre vie, à chaque personnes que vous rencontrerez vous vous demanderez au fond de vous si ces personnes pourrons vous trahir un de ces jours.


Cette perception fait de vous ce que vous êtes, vous pensez toujours trahison parce que c’est le résultat de votre cerveau qui fait resurgir le traumatisme dans le but de le comprendre, d’en traiter l’information pour pourvoir l’assimiler.


Par conséquent, en parallèle, cela veut dire que du point de vu de vos émotions vous êtes entrain d’apprendre de vos expériences, mais la continuité et que vous devez ne plus en souffrir.

On parle d’émotions enfouies en soi, ça veut dire la même chose. Le cerveau stock une information qu’il ne peut pas traiter et le cœur enfouie une émotion qu’il ne peut pas accepter.

 

Le mécanisme va beaucoup plus loin que ça, la conscience projette les blessures émotionnelles intérieures à l’extérieur pour pouvoir nous alerter.


Bon, en réalité, c’est plutôt la mémoire qui désire se nourrir d’avantage de l’émotion ressentie lors du choc.

 

 

2. Pourquoi revivons-nous toujours les mêmes situations ?

 

L’émotionnel humain est constitué d’autant de couches de personnalité que de mémoire de tels ou tels événements qu’il a enregistré.
Ces couches de personnalité sont des images de soi-même que nous interprétons à chaque interactions vécues.


Ces images de soi-même, que je vais appeler des entités pour en faciliter la compréhension, sont créées au fil des expériences vécues par l’émotion que le choc a engendré.


Ces entités sont donc dépendantes de l’émotion qui leur a donné naissance.
Etant donné que ces entités sont des parties de notre personnalité globale, nous faisons l’erreur de nous identifier à ces émotions.


Ce sont les entités (donc les perceptions traumatisées de nous même) qui ont besoin de l’émotion en question pour survivre.

Elles s’alimentent du sentiment de trahison en vous remémorant le traumatisme passé à chaque situation semblable dans votre vie.


A la moindre occasion de vous sentir trahi, ce sentiment va resurgir pour que vous puissiez générer de l’émotion et ainsi alimenter cette entité.

Autrement dit, inconsciemment, vous avez besoin de cette souffrance pour rassurer votre personnalité, car sans cette souffrance une partie de votre personnalité n’a donc plus lieu d’être et cela peut être ressenti comme une forme de mort.


 Cette souffrance est le seul souvenir qu’il vous reste du choc que vous ne voulez pas oublier.

Parce que le vivant est fait ainsi, le vivant veut comprendre, il veut évoluer, mais lorsqu’il en est empêché, il met les choses en stockage pour les comprendre dans le temps, lorsqu’il en sera capable, lorsqu’il sera plus apte à le faire (ou plus mature, plus intelligent).

 

 

3. Jusqu’à quel point cela nous affecte ?

 

Les blessures influencent notre façon de voir les choses, elles influencent qui nous sommes, notre morphologie, le choix des personnes qui nous entourent, jusqu’à nos préférences alimentaires et bien d’autres.


Comprenez maintenant pourquoi il est impossible à qui que ce soit de ne pas être victime d’événements traumatiques passés.


Finalement, les traumas sont naturels et font partie du développement normal de la conscience humaine, mais pourquoi autant d’effets négatifs et pourquoi peuvent-ils durer toute une vie ?


En fait, du point de vu neurologique, chaque réactions mentales et émotionnelles, chaque pensées, sont répertoriées par des réactions chimique dans le cerveau.


Lorsque vous vivez un choc trop fort, lorsque l’émotion est trop grande, les réactions chimiques sont trop importantes pour le cerveau.


En temps normal, ces réactions chimiques sont traitées dans la partie consciente du cerveau, mais lorsque les réactions sont trop intenses et qu’elles deviennent un danger, ces réactions chimiques sont transférées telles quelles dans la partie inconsciente qui détient un stockage infini.


Comment cela est traduit du point de vu émotionnel ? C’est simple, on appelle ça « l’égo »
(Égoïsme, égocentrisme, l’égotisme, l’égo démesuré, le « moi je » etc…)

L’égo est un mécanisme de défense, c’est un voile qui nous aveugle lorsqu’on ne peut pas accepter une situation ou une souffrance.

L’égo est clairement ce qui nous empêche d’être conscient, il peut s’observer d’un millier de façon.

Quand les gens sont ternes, quand ils sont bornés, quand ils sont mythomanes, colériques, mélancoliques, bref, quand quelque chose camoufle une souffrance quelconque, on appelle ça de l’égo.


L’égo est le parfait reflet de la non-acceptation d’une émotion.
Plus précisément, il est la réponse émotive contraire de l’entité, c'est-à-dire, de cette partie de soi qui est morte, qui n’est que mémoire.


Etant donné que les réactions chimiques non gérables sont transférer dans la partie inconsciente, cette parte de la personnalité sera par conséquent totalement inconsciente.


Vous pouvez observer à quel point une personne qui se camoufle d’un événement n’a plus la moindre lucidité, plus la moindre conscience, elle vous apparaît complètement endormie ou aveuglée.

Dans ces conditions, la personne n’a plus le contrôle sur sa vie, plus il y a de souffrance non-réglées, plus la personne est victime de son inconscience et cela affecte ses pensées et son niveau d’intelligence et de lucidité global.


L’égo va toujours lutter contre les entités, mais malheureusement, pas de la bonne façon.


Pour étouffer les entités, il peut pousser l’individu à se droguer, à manger jusqu’à l’obésité, à s’inventer un bonheur au quotidien, un train de vie à première vue équilibré, une routine sécuritaire.


Un individu qui a été battu dans son enfance peut éventuellement battre ses propres enfants, car il cherche à être de nouveau confronté à cette violence pour espérer la comprendre.


Il s’agit d’un conflit, l’entité est ce qui désir se nourrir de cette violence pour survivre et l’égo est le mécanisme tout aussi inconscient mais qui désir se sécuriser pour ne pas avoir à vivre cette violence, ce qui donne lieu à la culpabilité lorsque ce désir de violence est incontrôlable.


Comme il a été mentionné plus haut, l’entité attend la moindre occasion, une chambre pas rangée, parler trop fort, la tête ne lui revient pas, et la colère explose.

 

 

4. Comment se libérer ?

 

Le souci des neurosciences, bien qu’elles décrivent avec extrêmes précision dans le cerveau ce qu’il se passe dans nos vies, elle n’apprend pas comment régler les problèmes.


Tout ce que la science peut faire c’est mettre au point des médicaments pour stimuler ou occulter telle ou telle zone du cerveau.


La psychologie, déjà plus qualifiée pour mettre au point des exercices visant à remettre de l’ordre dans l’esprit, ne creuse pas assez loin.

 

Disons le clairement, sans avoir besoin d’admettre la dimension spirituelle telle qu’elle est présentée dans les groupes de discussion facebook ou à la télévision, l’interprétation spirit est nécessaire pour mieux diriger la guérison.


Les entités sont des aspects de vous-même, des fantômes de vous au passé.


Il se peut qu’une souffrance remontant à l’enfance vous fera vous rouler parterre en pleurant si vous la réalisez pleinement à l’age adulte.


Ne vous demandez plus pourquoi les hommes ont cette envie de mettre leur tête entre les seins d’une femme pendant qu’elle lui caresse les cheveux, ni pourquoi des femmes sont, à l’age adulte, encore entrain d’envisager dormir avec un pyjama licorne.


Vous êtes manipulé dans tout ce que vous faites au quotidien, régler le problème demande une certaine discipline et une certaine volonté, vous frotter les méridiens ou bien appeler votre papounet pour lui dire que vous l’aimez suffit à vous faire du bien, mais vous pouvez obtenir beaucoup plus que ça.

Je ne fais pas dans la psychologie ou la médicamentation, je fais dans la conscience et dans l’évolution, dans la compréhension profonde pure et dure.
Une entité ça ne rassure pas, ça se matte, c’est une lutte constante, vous devez systématiquement apprendre à identifier leur apparition et à les questionner.
Le mental a la capacité de donner une dimension spatiale et temporelle à nos émotions, c’est pour cette raison que je préfère appeler ces mémoires « des entités »


Les entités sont vivantes, elles interagissent, elles manipulent votre esprit pour vous maintenir en état de souffrance inconsciente, elles ne vous lâchent jamais.


Dans un premier temps, le meilleur moyen de s’en libérer est de s’observer le plus possible, pas s’observer de manière narcissique ni de juger vos propres faits et gestes, simplement de les observer et constater votre fonctionnement.


Les entités ont horreurs de votre conscience, elles ont horreurs d’être décelées, d’être observées, car elles opèrent toujours dans l’ombre, elles vous manipulent dans la mesure où vous ne les voyez pas.

 

La deuxième chose, devenez plus malin, réalisez que vous êtes réel, que vous êtes conscient.


Réalisez que vous êtes totalement aux commandes de vos pensées, que celles-ci ne sont que des bruits mémoriels, des résidus de composés chimiques dans votre cerveau.


Devenez calme et observateur de vos pensées, du mouvement de l’énergie en vous, sans forcer, regardez ce que les mémoires vous font croire sur vous-même.

Constatez que derrière elles, dans cette zone de calme intérieur, vous ne souffrez pas, rien ni personne ne peut vous atteindre.


Vos sévices, les trahisons dont vous avez été victime, les gens qui selon vous vous ont abandonné, les deuils que vous avez dû subir, tout ça sont des choses normales de la vie et la douleur résulte exclusivement de ces mémoires qui ne constituent qu’une très faible partie de votre personnalité.


Votre identité réelle et profonde, elle, se trouve dans ce silence mental, dans cette intelligence neutre.

 

La troisième chose qu’il faut apprendre à faire c’est d’instaurer une communication « télépathique » avec ses entités.


Par communication je ne parle pas d’une conversation en mode « salut comment ça va » mais plutôt de questionner le traumatisme lorsqu’il se manifeste.


Si votre ennemi ce sont les araignées, ça aurait pu être la jalousie ou autre mais par exemple, tempérez votre peur est demandez « pourquoi t’as peur ? »


Pas pourquoi t’as peur selon la logique de la petite bête qui ne peut pas manger la grosse, mais pourquoi t’as peur, qu’est ce qui a fait que tu as peur.


L’intention réelle est fondamentale dans le questionnement, vous devez partir du principe que si vous réglez votre problème l’entité va être en grande partie éliminée, mais elle ne veut pas l’être, alors elle va tenter de manipuler.


Il faut se méfier des réponses trop banales, encore une fois je ne dis pas que la réponse sera audible, c’est une pensée, pas forcément une phrase.


La première réponse qui risque de venir sera « j’ai peur parce que c’est dégouttant, parce que c’est poilu, elle va attaquer, etc… » Ce n’est pas la réponse, c’est une excuse, recommencez avec plus d’autorité, toujours avec l’intention de connaître la raison profonde.


La mémoire va alors utiliser des images, une personne, une situation en particulier, soyez bien attentif et au fond de vous, vous saurez parmi ces « réponses » d’où est naît votre peur.

 

Souvenez vous que le choc vient d’une incompréhension, le cerveau ne gère plus les réactions chimiques parce que votre raison ne comprend pas pourquoi.


Le choc est survenu brutalement, vous a jeté un froid, mais désormais vous avez eu suffisamment de temps d’évoluer (je l’espère pour vous) et vous avez la possibilité de le comprendre en plusieurs couches, progressivement.


Ce qui bascule sur la quatrième chose à faire. Soyez intelligent, oubliez votre « moi-je » oubliez que quoi que ce soit est la faute d’autrui. Soyez centrique (non pas égocentrique) est prenez la responsabilité mature, sans vous blâmer, que si vous souffrez c’est de votre faute, ne cherchez pas à savoir, n’attendez pas que les personnes qui vous ont fait du mal s’en excusent, vous n’avez strictement besoin de personne.


Apprenez à vous aimer et à être indulgent envers vous, tout le monde subit des chocs, tout le monde a du mal à gérer une trop grande émotion.


Remémorez-vous les souffrances passées, admettez-les avec honnêteté et créez vous-même une raison pour comprendre que la vie vous a fait vivre des choses afin de vous faire évoluer.


Aujourd’hui vous êtes plus fort, vous êtes plus conscient, vous avez traversé épreuves sur épreuves et plus rien ne peut vous arrêter.

 

 

Si on observe le cerveau pendant que vous effectuez ces exercices, on verrait une activité cérébrale qui cherche une solution, il y aurait un échange entre les réactions chimiques stockées et ce nouveau fonctionnement conscient et performant.


Si vous ne parvenez pas à trouver une solution tout de-suite, vous n’avez pas à vous inquiéter, le simple fait de prendre conscience de ce qui est énoncé ici fait déjà son bonhomme de chemin.

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